Virginie Van Wassen-Hove
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Informations sur ce média
Donner sens au temps dans le cerveau
Virginie van Wassenhove (virginie.van.wassenhove@gmail.com)
CEA, DRF, Inst. Joliot, NeuroSpin ; INSERM, Cognitive Neuroimaging Unit ;
Université Paris-Saclay, 91191 Gif/Yvette, France
Virginie van Wassenhove, Dr en Neurosciences et Sciences Cognitives
(Univ. Maryland, 2004), a proposé un modèle de codage prédictif de la
parole audiovisuelle. Après quelques postdocs à UCSF, UCLA et Caltech,
elle se tourne vers la perception et la cognition du temps. En 2008, elle
rejoint NeuroSpin et y dirige l’équipe INSERM "Cognition & Dynamique
Cérébrale". Elle est DR (2019), membre associée à l’ENS Paris (2025),
éditrice associée du Journal of Cognitive Neuroscience, et co-dirige le
DIM C-BRAINS qui vise à fédèrer les neurosciences de l’IdF.
La façon dont le cerveau mesure le temps est fondamentale pour la discrétisation, la
coïncidence, l’intégration ou l’ordonnancement des événements dans le temps. Elle
l’est aussi pour le sentiment familier que le temps passe, que les choses existent pen-
dant un certain temps (durée) ou que nous pouvons, à volonté, voyager mentalement
dans notre passé disparu et dans notre futur qui n’existe pas encore. Une difficulté
épistémologique s’oppose à la compréhension du statut du « temps » dans les neu-
rosciences : les temporalités émergent du point de vue du cerveau (le générateur,
l’acteur, l’observateur) et non de l’observateur externe (les expérimentateurs). Pour-
tant, la manière dont les circuits neuronaux codent, utilisent et représentent le temps
est encore largement débattue et peu comprise. Je discuterai du rôle des rythmes neu-
ronaux dans la perception et la cognition du temps, depuis le sentiment fondamental
que le temps passe jusqu’à l’élicitation et la navigation mentale dans les cartes cog-
nitives temporelles.